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{fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès

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MessageSujet: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Mer 1 Déc 2010 - 22:01

Voilà. J'étais de retour sur cette île. Pourquoi? Comment? je ne pouvais le dire. Je n'en avais aucune raison. Je savais qu'Aela m'en voudrait, d'être partie ainsi, en traître. En silence. Mais que voulez vous. Tout le monde a besoin de moments tranquille. Sans personne sur son dos, sans personne pour vous demander si vous avez assez dormi, mangé ou si personne n'en veut à votre vie. Et moi, en quoi serais – je différente des autres? Parce que j'avais donné naissance à ce monde? Parce que presque tout qui se trouve ici l'est de mon fait et ma volonté? Est ce que ça fait de moi un être sans sentiments, sans volonté et pas conséquent sans désir de me retrouver seule une fois de temps en temps? J'estimais que non. Et puis, je savais me défendre. Certes mon pouvoir de télépathie ne serait pas utile en combat, mais je maîtrisais l'épée et l'arc, plutôt bien sans me vanter. Mais je ne voulais pas me battre, moi qui un jour avait insufflé la violence dans le cœur de mes fils les Titans je le regrettais amèrement. La création ce besoin était toujours accompagnée par une envie tout aussi forte de destruction, les deux vont ensemble. Ils font ce que je suis. Et je savais bien que ce cœur qui était le mien il n'était pas bon de s'y fier. C'est comme des pulsions. Ça ne se contrôle pas. Ou peut être que je devrais essayer? Mais pourquoi renier sa propre nature? Je sais bien que j'ai fais du mal autour de moi. Que mes fils et filles s'entretuent, je n'y peut rien. Une fois qu'ils sont créés, ce n'est pas moi qui leur dicte leur conduite? Non? Ils ont les moyens de choisir ce qu'ils veulent faire? Ce qu'ils veulent ne pas faire. Je les mets sur terre, et après ils se débrouillent? Suis – je la pire mère que la terre ait portée? Facile pour vous de me lancer la pierre, non? Avez vous eu autant d'enfants? Avez vous eu un mari tyrannique qui se contente de jeter en Enfer les enfants qui ne lui plaisent pas? Alors facile pour vous de parler?

Allongée à même le sol mes cheveux bruns chocolat épars dans l'herbe en corolle autour de ma tête je fermais les yeux et laissais les doux rayons du soleil me caresser la peau et la réchauffer. Qu'est ce que j'étais bien ici, loin de la tempête qui régnait partout dans le monde. Comme dans mon petit bout de Paradis personnel. Je n'avais qu'une simple toge blanche sans grand motifs ou broderies de quelque sorte. Mais je ne cherchais pas à être reconnue, bien au contraire. Une légère brise courbait les brins d'herbe alors que je tournais la tête et un grand sourire illumina mon visage. Doucement je me relevais à moitié et ça ne fut qu'a ce moment que je remarquais que je n'étais pas seule. Ramenant tout mes cheveux par dessus mon épaule je ne regardais pas tout de suite qui venait troubler mon repos.


Dernière édition par Gaïa le Mer 8 Déc 2010 - 9:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Jeu 2 Déc 2010 - 21:22

Une longue nef noire voguait sur l’étendue azurée de ce qui fut autrefois le domaine de Poséidon, les eaux marines étaient relativement calmes et les vents cléments à croire que les Titans qui avaient ravi la place d’Éole dieu du vent ignoraient que l’unique passager de cette embarcation était Brontès le cyclope, fils de Gaia, allié des dieux déchus serviteur de Zeus et ennemi héréditaires de Kadmilos.

Brontès naviguait depuis deux jours sur les flots en direction d’Elefteri capitale de la liberté symbole de la résistance des mortels contre la domination titanesque. Pourquoi un cyclope s’aventurait à un tel périple ? Uniquement pour voir l’être qui chérissait le plus au monde, Gaia sa mère et aussi la créatrice de presque tout ce qui vit sur et au-dessous de la terre, car les frères et les sœurs de l’immortel étaient légion, mais de cela le forgeron s’en moquait, persuadé d’être de tous les fils de la déesse primordiale celui qui la chérissait le plus et pour cause , dans le creux de son bras il tenait un coffret taillé dans le bois de l’un des pommiers du jardin des Hespérides et entièrement recouvert de nacre blanche et brillante. La boite représentait un trésor pour lequel des nombreux monarques seraient prêts à livrer de sanglantes batailles, mais le contenu de celle-ci représentait un sujet de dispute pour tous les êtres divins qui avaient foulé le mont de l’Olympe. Une parure fondue dans l’or le plus pur qu’il avait récupéré lui-même au fond du Pactole .Au métal précieux il avait mélangé une partie de son amour pour sa mere, de cet alliage il put créer un magnifique bracelet serti de rubis aussi rouge que le sang ainsi que collier dont les mailles évoquaient cela l’humeur de celui qui le regardait la forme des larmes ou celle des gouttes-de-sang tombant sur le sol d’un champ de bataille.

Sur la route d’Elefteri se trouvait l’ile de Santorin, terre sainte pour le Cyclope, lieu d’exil de sa mère bien aimé .L’envie lui vint d’y faire escale, l’idée de pouvoir se rassasier des fruits issus des mêmes arbres que ceux que sa génitrice s’était délecté ou de pouvoir se rafraichir dans les eaux claires où la déesse faisait ses ablutions matinales le remplissait de bonheur.

Le cyclope accosta son navire dans une crique à l’abri du vent, mais son regard perçant fut attiré par la présence de traces de pas fraiches sur le sable doré de la plage .La fureur s’empara de son esprit, qui était l’inconscient qui osait fouler de ses pieds impies son sanctuaire .Décidé à punir du châtiment ultime l’intrus, Brontès prit son présent et le dissimula au fond d’une besace qu’il accrocha à son épaule, puis empoigna fermement son marteau de forgeron et débarqua sur l’ile.

Suivre les traces de pas fut aisé, elles conduisirent le maitre des forges jusqu’à une étendue d’herbes vertes et hautes, une mer d’émeraude sur laquelle était posé un ilot blanc .Brontès reconnut d’abord les gracieuses courbes féminines qu’épousait la toge blanche, puis son cœur chavira quand le vent porta jusqu'à ses narines le parfum qu’il reconnut comme l’effluve de celle qu’il nommait mère. Elle était là, la personne pour laquelle il était prêt à détruire des cités. Aussi rapidement qu’il le pouvait il se rua vers le corps allongé de la déesse, il se pencha au-dessus d’elle le sourire aux lèvres, les larmes aux yeux et l’interpella.

« C’est toi, oui c’est bien toi, mère ! Ta vision remplit mon cœur de joie, me reconnais-tu, après cette si longue période, c’est moi Brontès le cyclope un de tes innombrables enfants.»

Brontès s’inclina en signe de respect et d’adoration face à la déesse qui semblait émerger d’un léger sommeil, son regard fixait le sol, il n’osait pas le poser sur le corps parfait de la créatrice des Titans, tant il craignait de défaillir.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Jeu 2 Déc 2010 - 21:52

Quand mon regard se posait sur lui je ne le reconnus tout d'abord pas, même si un étrange sentiment de familiarité se dégageait de tout son être. Comme une personne que l'on a tantôt connu mais que l'on n'a plus revue depuis un moment. Mais bientôt la lumière se fit dans mon esprit. Quelques secondes avant qu'il ne se présente de lui même. Brontès. Mon fils cyclope. Un grand sourire se dessina sur mon visage.

« Oui mon fils, c'est bien moi. » je le vis s'incliner devant moi mais il n'avait nulle raison de le faire, ça n'avait absolument aucune raison d'être. Je n'étais pas une divinité, avant peut être, mais plus maintenant, j'avais été déchue bien avant les autres et j'avais vécu ici, sur cette île au tout début de ma vie de mortelle. « Relève toi mon fils. » dis-je en posant ma main sous son menton pour le faire se relever et lever son beau visage vers moi. « Mon bon Brontès, comme tu as grandi depuis la dernière fois que je t'ai vu. Comme tu es devenu un bel homme. » je lui souris doucement et me relevais pour m'asseoir dans l'herbe fraîche.

C'était une telle joie de le voir. Les cyclopes étaient les fils que je préférais. Oh je me gardais de le dire haut et fort, mais ça se sentait. Ils n'étaient ni attirés pas le pouvoir ou la richesse, ils étaient humbles et forts et rien ne pouvais les corrompre. Ne nous méprenons pas, j'aimais nécessairement tout mes enfants. Mais au vu de toutes les choses ou êtres auxquels j'ai donné la vie, il est logique que j'en chérisse certaines plus que d'autres. Et Brontès et ses deux frères étaient ceux auxquels j'étais le plus attachée.

Tendrement je passais mes bras autour de son cou et le serrais dans mes bras. Je n'avais jamais eu l'occasion de le faire tellement Ouranos me l'avait arraché rapidement. Et je me souviendrai toujours de ces petits garçons incroyablement tristes descendant au Tartare. Je me détachais un peu de lui et essuyais les larmes que je voyais perler dans ses yeux. « Oh mon fils, pardonne moi. Pardonne à ta mère de t'avoir laissé partir! » des larmes venaient embuer mes yeux maintenant et je détournais mon regard du sien quelques seconde pour le laisser vagabonder sur les alentours. Ces prairies où Dastian et moi avions vécu pendant si longtemps, heureux. Et j'aurais tant aimé le partager avec d'autres. Mais j'avais eu interdiction formelle de contact avec les autres. Et puis après j'étais tombée dans l'oubli et avais pu me rendre à Elefteri.

Mon regard légèrement rougit je me retournais vers lui. « Que fais tu dans le coin mon fils? Tu viens comme moi profiter du grand air pour oublier ce conflit aliénant? »
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Ven 3 Déc 2010 - 15:07

L’étreinte maternelle de Gaia réchauffa le cœur du cyclope comme une douce brise d’été caresse un fruit, pendant un moment Brontès oublia le monde autour de lui, sa condition de monstre, même l’amour de sa vie Alexis avait disparu de ses souvenirs .Malheureusement le froid de la tristesse l’entoura de nouveau quand la déesse le relâcha, le corps du forgeron réclamait de ressentir de nouveau le contact voluptueux de sa mère, il ne n’arrivait pas à contenir ses larmes et les doigts fins de Gaia parcourant visage n’arrangeaient rien.

« Mère, c’est la providence qui nous a fait nous rencontrer ici, j’étais en route pour le continent pour te présenter mes hommages ainsi que mes adieux.»

Le visage du cyclope devint sombre, le temps n’avait pas de prise sur lui, mais il était conscient que les armes pouvaient lui ôter la vie, à l’instar de Polyphème un de ses semblables vaincu par Ulysse. Retourner au fond des enfers sans pouvoir converser librement avec sa mère serait le pire des châtiments, il n’avait pas pu le faire après sa libération à cause de son exil, mais en ces temps troublés rien ne l’y empêchait.

« Oui le monde est en proie en la folie, les tambours de guerre résonnent et moi Brontès maitre des forges, j’ai décidé de combattre dans les rang des anciens dieux. »

Brontès ne disait pas vraiment la vérité, il ne combattait que pour le salut de son sauveur, Zeus, il se moquait éperdument des autres dieux déchus qui l’avaient mal accueilli au sein du palais Olympien après la titanomachie, au contraire il trouvait ce châtiment mérité surtout que parmi ces anciens dieux se trouvait Ouranos.

« Tiens mère, accepte ce modeste présent de la part de ton fils qui t’aime malgré ces longues années enfermé dans le tartare. »

Cette fois se fut au tour du cyclope d’essuyer les larmes de sa mère avec ses mains calleuses de forgeron, il tenta de le faire aussi délicatement que possible comme s’il voulait attraper une plume qui flottait dans l’air. Apres avoir échangé un sourire avec sa génitrice Brontès sortit de son sac le coffret qu’il avait soigneusement ouvragé, l’ouvrit et présenta le contenu a la déesse primordiale, a ce moment il avait l’attitude d’un garçonnet offrant a sa mère une sculpture d’argile fraichement séchée, il était fier de son œuvre, mais soucieux de la réaction de sa mère, allait elle l’aimer.

« Mes frères cyclopes ont toujours un peu de rancune dans leurs cœurs, mais moi cela fait bien longtemps que je t’ai pardonné, je sais bien qui est le responsable de notre supplice, ce n’est pas toi mais Ouranos celui que je devrais appeler père. Maudit Ouranos le jour viendra où je lui ferrais payer pour tous les crimes qu’il a commis envers ses enfants.»

La voix de Brontès retentit dans toute l’ile comme le tonnerre de Zeus, pendant un court instant le ciel au-dessus de se recouvrit d’une chape sombre comme ci un orage soudain s’apprêtait à s’abattre sur l’ile, mais la présence de la matriarche suffit pour apaiser le Cyclope.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Dim 5 Déc 2010 - 16:07

Je me demandais comment il avait pu grandir et devenir un homme aussi responsable et fort, malgré tout les caprices du destin qu'il avait du essuyer. Et je savais que j'étais la première responsable de cela. Je le lâchais de mon emprise qui fut pour moi bien trop courte, bien trop courte pour combler son absence. Sa si longue absence. Séchant ses larmes doucement je déposais un doux baiser sur son front.

Puis il me disait que s'il était ici c'était parce qu'il était en route pour Elefteri. Me présenter ses hommages et ses adieux? « Tes adieux mon fils? » dis-je l'air surprise ne gardant en fin de compte que ça de sa phrase à l'esprit « Nos retrouvailles sont elles de si courte durée? » je posais doucement ma main sur la sienne « Où comptes tu aller ainsi en me présentant tes adieux? »

Je le regardais un sourcil arqué. Pourquoi est ce qu'il devait à nouveau partir juste au moment où je le retrouvais enfin? « Ainsi tu as choisi ton camps mon fils. » je souris doucement en le regardant. Ça faisait plaisir de le voir aussi déterminé. « Le monde est en proie au Chaos. C'est à croire que mon cher ami est derrière tout ça … » mais c'était bien impossible puisqu'il m'arrivait encore de voir Chaos de temps en temps. Et qu'il n'était pas derrière ça, j'en étais certaine. « Prend soin de toi mon fils » je posais ma main sur sa joue et de mes doigts fins je parcourais son arcade sourcilière avant de caresser ses temples. Je ne voulais pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. « Je t'en pries, prend soin de toi! C'est tout ce qui compte. Prend soin de toi et tes frères. » oh je parlais bien entendu de Stéroptès et Argès.

Il essuya a son tour les larmes qui coulaient sur mon visage. Je le regardais bouche bée, il présent? Je … pourquoi? « Mais tu … » je le regardais sortir de son sac un magnifique coffret « … tu n'aurais pas du mon fils. » Je levais les yeux vers lui alors qu'il me présentait le contenu du coffret. Mes yeux étaient a nouveau embués et les larmes n'allaient pas tarder à couler sur mes joues pâles. C'était magnifique. La chose la plus magnifique que je n'aie jamais vues. Le bracelet était une merveille d'orfèvrerie et j'en avais le souffle coupé. Je pris le bracelet dans mes mains tout d'abord et l'examinait sous tout les angles. Passant mes doigts dessus je ressentait tout l'amour qu'il avait mis à l'ouvrage. Je levais mes yeux brun caramel vers lui et une larme glissa le long de ma joue. « Brontès, c'est … c'est magnifique. » d'un geste rempli de tendresse je m'empressais de le mettre à mon poignet gauche, et pour sûr il ne me quitterait plus. « Tu n'aurais pas du, c'est trop. » je baissais les yeux pour découvrir à présent le collier. Une vraie merveille. Une dois de plus j'en eut le souffle coupé. Je le levais à la hauteur de mes yeux appréciant émue et en silence cette beauté de bijou.

Puis je le regardais à nouveau et lui tendant le collier je relevais mes cheveux avec mes deux mains et me mis dos à lui « Est ce que tu veux bien … » demandais-je afin qu'il me passe le collier autour du coup. Il le fit tout de suite et alors que je lui demandais de m'excusais de l'avoir laissé plus jeune il me répondait qu'Argès et Stéroptès m'en voulaient encore. Je baissais les yeux et essuyais mes joues puis me retournais vers lui posant ma main sur le bijou et baissant les yeux pour le regarder. Cela contrastait très bien sur ma peau blanche et laiteuse. Une superbe parure. « Tu n'est pas obligé d'appeller Ouranos père tu sais. Il ne l'est pas et ne l'a jamais été. Il ne s'est jamais comporté en temps que tel. » il avait énormément de haine envers Ouranos et je ne pouvais pas ne pas le comprendre. Aussi le chamnegemnt dans le ciel ne me surpris pas le moins du monde. Je posais ma main doucement sur son épaule. « Brontès, je ne peux rien dire la dessus, le crime qui m'est reproché est d'avoir monté mes enfants contre lui. Et je ne referais pas cette erreur. Je n'aurais jamais du. Je ne devrais pouvoir influencer personne. » je détournais mon regard et le posait sur l'horizon, le vent balayait encore le pré vert et l'entendais le roulement des vagues au loin. « Je ne suis pas la meilleure mère du monde tu sais. Bien au contraire. Peut être pas sur la même échelle qu'Ouranos mais … »
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Dim 5 Déc 2010 - 18:40

Pour son plus grand bonheur ,Gaia semblait apprécier le modeste présent du Forgeron ,c’était le mieux qu’il pouvait faire ,confectionner ce bijoux d’Or et d’amour pour qu’elle garde une partie de lui en son contact ,ce n’était rien en comparaison de sa longue période d’incarcération ,pourtant la vue de sa mère arborant son œuvre fut comme les éclatants rayons du soleil après une longue nuits d’orage, apaisant.

Gaia semblait éprouver le désir de s’expliquer sur le passé, mais le cyclope ne lui en voulait pas et il n’apprécia pas que sa douce mère se rabaisse elle-même. D’un geste doux il l’interrompu en plaçant son index sur la bouche de sa mère en secouant la tête de droite à gauche. Il fit face en posant ses épaisses mains sur les épaules chaudes de la déesse primordiale et lui dit :

« Mère ne te compare jamais à ce monstre qu’est ton époux, qu’importe que tu sois la meilleure des mères au monde ou pas, je m’en moque, tu es ma mère et c’est tout ce qui compte, je te suis reconnaissant d’avoir poussé les Titans à la révolte sans cela je serais toujours prisonnier du tartare .Tant qu’un de tes enfants t’aimera tu seras toujours la meilleure des mères et moi je t’aime du plus profond de mon être.»

La nitescence de ses larmes changeait le regard de Brontès, il s’était préparé à tout, même à être rejeté de sa mère, mais pas une révélation de ce genre, il était si gêné d’entendre cela que le besoin lui vint d’ouvrir son cœur aussi.

« Tu penses que tu es une mauvaise mère, mais moi je suis un mauvais fils, j’ai éprouvé du plaisir à combattre les titans mes frères, je n’ai rien fais, quand on t’a banni de l’Olympe, j’ai même juré de servir Zeus l’ordonnateur de ton exil. »

Suite à cette confession, le Cyclope s’effondra en larmes sur le sol, pleurant de chaudes larmes abondantes, il n’arrêtait pas de frapper ses poings contre le sol comme s’il voulait creuser un chemin jusqu’au monde souterrain .C’était un visage que montrait rarement le forgeron, il se surprit lui-même.

« Ce n’est pas un bijou que j’aurais dû te confectionner mais une épée afin que tu puisses percer ce cœur monstrueux qu’est le mien et mettre fin à ma misérable existence. Je ne suis qu’une abomination.»

Il est évident que le chagrin qu’il éprouvait faussait son jugement, ses paroles étaient déraisonnables, elles étaient dictées par tous les souvenirs de sa longue existence qui refaisaient surface, le tartare, ses combats fratricides, les brimades des dieux et des mortels, plus d’une fois le Cyclope avait souhaité ne pas exister, mais le bon sens le ramena à la raison a moins que ce ne soit la peur d’affronter une nouvelle fois les enfers.

Brontès se tenait prostré aux pieds de sa mère, la peine se lisait dans son regard, qu’allait-elle penser maintenant qu’il avait montré ce triste spectacle ?
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Dim 5 Déc 2010 - 21:04

Bien sûr que j'aimais son cadeau, il était magnifique, qui ne l'aimerait pas. Je le regardais avec tendresse en remerciant le ciel d'avoir fait qu'il puisse se sortir de cet enfer que sa vie avait été. Ces bijoux étaient somptueux, dignes d'une reine et je ne les méritait pas. Ça j'en étais sûre.

Mais je me sentais mal, je ne savais pas comment faire, je savais bien que j'étais une mère horrible. La situation n'était pas facile, mais … retourner des enfants contre d'autres enfants … Les pousser au combat. C'était … horrible, ça ne se faisait pas. Mais il prit les devant et dit toutes ces choses qui ne pouvaient pas me laisser de glace. Il était sincère et je le sentais dans sa voix. Il n'était plus le petit garçon qui venait se cacher dans mes jupes, ce petit garçon que j'aurais tant aimer pouvoir garder avec moi. Ce qu'il me disait me remplissait de joie mais à la fois me remplissait de tristesse. Je ne comprenais pas sa foi en moi. Je l'avais pourtant bien abandonné. Il devrait m'en vouloir. Il le devrait, pourquoi est ce qu'il ne le faisait pas? Je ne méritais pourtant pas mieux! « Tu ne devrais pas mon fils, comment est ce que tu peux encore … après tout ce qui s'est passé. Je … je ne me cherche pas d'excuses mais si j'avais pu je serai venue moi même vous chercher. Mais tu sais … » je le regardais et lui également changeais de visage à chaque seconde. Quand il me disait qu'il était un mauvais fils je le regardais les yeux grand ouverts, sans comprendre du tout ce qu'il voulait dire. S'opposer aux Titans, et supporter Zeus. Ah … mais … ça ne faisait pas de lui un mauvais fils. Je le regardais pester et tempêter par terre. Je m'agenouillais près de lui et posant doucement ma main sur son épaule je lui me penchais vers lui pour mieux murmurer à son épaule. « Relève toi mon fils. Tu n'es pas un mauvais fils, pas du tout. Tu es juste un fils qui a été perdu, que Zeus à sauvé et qui lui est reconnaissant. Et c'est bien mon fils, ça veut dire que tu es loyal, que tu es reconnaissant et que tu es humble. Car je sais qu'on vous a offert le faste, le luxe et la volupté des demeures olympiennes et que vous l'avez déclinés. Tu n'es pas un mauvais fils parce que tu as voulu combattre tes frères. Dans un monde idéal oui frères et sœurs vous vous endenteriez tous bien que vous ayez des particularités ou non, que vous soyez grand petit noir blanc jaune rouge ou je ne sais par quoi encore. Chacun évolue mon fils, c'est la dure loi du monde. Dans un monde parfait, dans un monde idéal tu n'aurais jamais été séparé de moi. Ce mon n'est pas un monde idéal, et je ne suis pas une mère idéale. Et tu n'es certainement pas un fils idéal mais qui peut se vanter de l'être. Brontès, tu es mon fils, et je t'aime comme tu es. Avec tes défauts. Mais surtout avec tes qualités. Et ne te dénigre pas sans cesse Brontès. » doucement je prenais son visage dans mes mains et déposais un baiser sur son front. « Et puis, pour être exact. C'est pas Zeus qui a ordonné mon exil. »

Quand il se détachais de moi et parlais d'une épée pour pourfendre son cœur je le regardais en soupirant. « Ne dis pas d'âneries mon fils. Ainsi tu pense être une abomination? Crois moi c'est loin d'être le cas, vraiment loin. Brontès tu es une des personnes les plus braves et valeureuses que je connaisse, sinon comment est ce que tu aurais pu vivre toutes ces années au Tartare, enfermé. Tu es juste et aimant, sinon comment est ce que tu aurais pu me pardonner pour tout ce que tu as du subir par ma faute et celle de mon mari. Et tu es honnête, sinon pourquoi est ce que tu aurais refusé aux pléthores de richesses que t'offraient les Olympiens. Et tu es un homme bon, sinon comment est ce que la jolie Alexia pourrait ressentir tellement de choses pour toi au moment présent. » Je me levais mais il restais à mes pieds prostré. Je me baissais à nouveau et le forçais à se lever avec moi « Et puis mon fils. Ce n'est pas pas une apparence physique que l'on détermine si une personne est une abomination. Je connais des personnes très belles, très lisses très gentilles ou souriantes qui sont de vraies ... » je ne préférais pas dire le fond de ma pensée. « Et Brontès. Arrête de dire ça, ne tiens pas le même discours que ton père je t'en supplie. » je le regardais en face. Droit dans les yeux.

« Tu n'es pas obligé de prendre part à cette guerre tu sais. Ca ne vaut pas la peine. »
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Dim 5 Déc 2010 - 23:34

Brontès la regardait tout en se laissant bercer par la voix douce et rassurante de sa mère, toutes ses paroles le réconfortèrent, mais le plus important pour ses oreilles fut quand elle lui dit qu’elle l’aimait, douces paroles qui calmèrent le cœur encore bouillonnant de colère du cyclope, dommage qu’il dut attendre tant de siècles pour les entendre. La haine qu’il vouait à son père ne fut que plus profonde, il maudit silencieusement une fois de plus l’ancien dieu du ciel pour ses méfaits. Une autre nouvelle apaisa ses tourments, Zeus n’était pas l’ordonnateur de la sentence de sa génitrice, il craignait de le demander mais il n’y avait qu’un seul être a part le maitre de la foudre qui puisse ordonner un tel acte à sa connaissance : Ouranos.

Brontès enlaça sa mère, son étreinte était douce et chaleureuse, le forgeron avait l’impression de saisir un nuage, la dernière phrase de sa mère résonna dans sa tête comme un l’écho d’un cri poussé au bord d’une falaise. Il crut comprendre que sa mère s’inquiétait pour lui, une brise amena de l’embrun marin jusqu’à eux venant caresser la tignasse brune du forgeron, instinctivement il tourna la tête en direction de la provenance du vent.

« Mère n’entends-tu pas le son des cors et des tambours de guerre que transporte ce vent, ne sens-tu pas cette odeur de cendre et de sang qui nous viennent des contrées lointaines, elle arrive la guerre elle arrive pour tous détruire et tuer.»

La chute des anciens dieux avait provoqué de gros bouleversement dans le monde des mortels, la guerre était inévitable, Brontès le savait, pour protéger les trop rares qualités qu’il avait décelée chez les humains il devait lui aussi faire couler le sang de manière directe ou indirecte par les armes qu’il savait forger.

« Je dois moi aussi prendre les armes, pour Alexia je veux qu’elle vive sur une terre de paix l’entendre chanter et la voir s’amuser avec mes enfants, tes petits enfants qui je l’espère seront nombreux. »

Un petit rire discret à peine plus audible que le murmure d’une muse, s’échappa de sa gorge, il imaginait déjà sa femme s’affairant sur un métier à tisser, confectionnant des habits pour toute la maisonnée, tandis que ses enfants s’amuseraient avec les jouets qu’ils avaient fabriqués, puis son visage se ferma en pensant que ses enfants pourraient hériter de la même tare physique que lui. Cependant il fut troublé par le fait que sa mère connaisse sa relation avec la belle Alexia et son regard interrogateur trahit sa surprise, sagement il décida de ne pas aborder le sujet d’autant plus qu’une interrogation plus importante lui vint à l’esprit.

« Mais je m’inquiète pour toi, que fais-tu ici seule sans gardes sans même une dague pour te défendre ! »

Comme tous les fils aimant leur mère, le maitre des forges s’inquiétait de son état de santé et de sa sécurité, Gaia ne disposait plus des pouvoirs divins qui faisaient qu’elle était redoutée de tous, son essence divine lui avait été retirée, elle était une simple mortelle vulnérable. Alors qu’elle était toujours dans ses bras, Brontès plongea son visage dans la nuque blanche de sa mère, il voulait mémoriser son parfum se faisant il laissa perler quelques larmes sur son coup gracile.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Lun 6 Déc 2010 - 1:23

Je le regardais et espérais sincèrement qu'il entendrait et comprendrait ce que je voulais lui dire. Lui dire que je l'aimais. Qu'elle que soit sa décision son physique ou son état, je n'en avais rien à faire, il était mon fils et je l'aimais. Ce que je lui racontait semblait l'apaiser et au bout d'un moment il venait m'enlacer et se serrer près de moi et je crus fondre. Le sentir contre moi était tellement agréable. Comme j'aurais aimé que ça reste ainsi. Que l'on fige ce moment dans la pierre. Mais seulement non c'était impossible. Tout change, rien n'est écrit dans la pierre.

« Bien sûr que si, nul ne peut ignorer le chaos qui fait rage partout dans le monde. Mais j'aimerais tellement pouvoir croire qu'il serait possible de s'en isoler. De s'éloigner de tout ca. Je ne suis pas une bonne personne en temps de guerre et je ne veux inciter personne à prendre les armes contre personne. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas envie de me mêler à tout cela mon fils. » je le regardais doucement « Cela ne veut pas dire que je ne suis pas désolée de voir ce monde être mis à feu et à sang. Non, je l'aime ce monde, après tout ne l'ais-je pas créé? Mais tout le monde sait la raison de mon éviction du paradis Olympien. Insuffler la guerre. Non seulement les Dieux ne me font pas confiance, mais les Titans doivent leur enfermement et joug à ma personne. Je ne suis la bienvenue dans aucun des camps. Et pourtant … je ne veux être dans aucun. Il y a trop de mes fils et filles des deux côtés. » je soupirais. Je comprenais bien qu'il veuille prendre les armes et défendre ce monde humain dans lequel il vit. Défendre son aimée. Je souris, l'idée d'avoir des petits enfants – de Brontès et cette jolie Alexia en tout cas – était alléchante. « Je le comprend bien, mais comme tu veux le bien de ta compagne et de vos futurs enfants, je ne veux pas te voir souffrir non plus. » je souris doucement « C'est une très belle femme, qui t'aime aussi sincèrement que tu l'aime. » dis-je en remarquant son étonnement quand je parlais de sa douce Alexia « Et ce n'est pas parce que l'on ne se voit pas que je ne veille pas sur toi. Maintenant que je peux le faire. Si je n'ai pu t'aider et t'aimer il fut un temps, si toi ou Alexia avez besoin de quoi que ce soit je serai là, sans hésiter. Pour vous et pour vos futurs enfants » dis-je avec un sourire aux lèvres.

Puis c'était à son tour de s'inquiéter pour moi et de savoir ce que je faisais ici sans rien pour me défendre. Oh je n'avais rien pris. Ou du moins je l'avais laissé sur la plage. « Il n'y a aucune raison de s'inquiéter pour moi Brontès, Santorin est mon lieu de pèlerinage, et tout le monde le sait. Personne ne se risquerait à m'attaquer ici. » du moins je l'espérais. Et je me trompais certainement, mais j'étais sûrement un peu trop confiance en la bonté des créatures, humaines ou non qui parcourent cette terre. « Et puis j'ai déposé mon arc sur la plage en arrivant. »Je fus surprise qu'il me garde si longtemps dans ses bras, mais je n'allais pas me plaindre, non pas le moins du monde. Je le sentis plonger son nez dans mes cheveux et son front se poser sur mon épaule. Je le serrais un peu plus fort contre moi. Le tableau que nous dégagions était comme l'adieu d'une mère à son fils qui part en guerre. Et c'était tout à fait le cas. « De plus … »je posais ma main sur sa tête et commençais à masser son cuir chevelu alors qu'il avait toujours la tête enfouie dans mon cou. « Je suis venue ici pour ressourcer. Trouver un endroit calme pour penser. » je fermais les yeux. « Ce qui est le cas. »
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Lun 6 Déc 2010 - 17:14

Le soleil au large commençait à regagner sa tanière de feu pour laisser place à la froideur de la nuit sombre, signe annonciateur du proche départ du Cyclope vers son foyer où l’attendait la seconde femme à qui il dédiait son amour .Il craignait de la laisser seule à Thèbes, dans cette trop grande ville, d’autant plus qu’elle était souvent atteinte de nausée ces derniers temps. Il dénoua ses bras autour du corps svelte de sa mère, posa sa main sur sa joue, comme s’il voulait graver dans son esprit une dernière fois la douce sensation qu’il éprouvait au contact de sa peau douce comme la nacre d'une perle.

« Je suis heureux que tu m’aies dit toutes ces choses, mon cœur est plus léger et mon esprit est plus serein j’ai l’impression de me réveiller d’un long et terrifiant cauchemar et ma détermination s’en trouve plus renforcée, il ne m’arrivera rien. »

Cela avait tout l’air d’une fanfaronnade mais Brontès n’était pas un de ces immortel imbu de ses propres pouvoirs, il avait beau être un des concepteurs des foudres divines de l’ancien roi des dieux, mais il ne s'en vantait pas ou très peu , cette petite phrase avait juste pour but de rassurer sa mère .Une phrase qui avait été prononcée par tant de jeunes thébains partant a la guerre, mais après la bataille il ne put qu’écouter les lamentations de leur mère quand elles voyaient la dépouille de leur progéniture gisant sur les boucliers de bronze ébréchés par les coups d’estoc des lames ennemies.

Le cyclope prit les mains de sa mère et en caressa les paumes et l’extrémité des doigts, elles étaient douce comparer à sa main usée par les outils de la forge, mais cette douceur cachait les traces de longues heures de pratique du tir à l’arc et aussi de l’épée, il releva la tête et tout en montrant son étonnement lui dit.

« Je vois que tu pratiques aussi l’Épée, je n’ai aucun Souvenir de toi avec une lame, j’ai vraiment raté beaucoup de choses, accepterais tu que je te forge une épée, la plus légère et la plus fine qu’une forge ait enfanté, je la ferrais aussi belle qu’un Bijou de manière à ce qu’elle ne t’embarrasse pas, je forgerais dans les métaux les plus durs de cette univers et je lui insufflerais la force pour battre les fous qui oseront s’en prendre a toi .»

A cet instant une étincelle d’Inspiration avait embrasé l’esprit du forgeron, en lui brulait un feu ardent de créativité, un brasier plus ardent que celui qui le consumait quand il forgeait la foudre divine de Zeus et il avait bien l’intention de forger dans ces flammes une arme qui ferait pâlir de jalousie tous les plus grands seigneurs de guerre qui ont foulé ou qui fouleront les champs de bataille.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Mar 7 Déc 2010 - 12:54

Brontès finit – trop tôt à mon goût – par se détacher de moi. Je soupirais et fermais doucement les yeux en sentant sa main se poser sur ma joue. Je souris puis rouvris les yeux en l'entendant parler.

« Ce sont des choses que je rêve de te dire depuis toujours sans avoir trouvé le temps ou la possibilité de le faire. Mais je sais que tu va bien, que tu as une vie heureuse même si tu te poses beaucoup trop de question sur ta personne. Ne doutes pas de toi. Il n'y a aucune raison de le faire. Tu es aimé, sache le. Ta femme est magnifique et t'aime profondément. Ta mère même si elle n'est pas toujours présente physiquement est toujours là avec toi. Vis ta vie, sois heureux. Et surtout, prend soin de toi. Crois en toi. Ça sera ta plus grande force. »

Je lui souris contente de voir qu'il semblait empli de détermination et qu'il partait maintenant vainqueur et confiant. Il pris mes mains dans les siennes et les observait doucement. Je souris « Tu es très observateur. Oui je pratique aussi l'épée. Je ne l'ai commencé qu'a partir du moment ou je suis tombée sur terre. » un petit sourire illumina mon visage blanc puis mes joues rosirent légèrement quand il me proposait de me forger une épée. « Hm … » je le regardais « Je ne voudrais pas te harrasser de travail et t'arracher à ta famille pour ça. » souriant doucement je le regardais doucement « Mais ça serait un honneur de porter une épée conçue de tes mains. Un honneur et un privilège. » Dans mes yeux brillait une lueur de reconnaissance alors qu'il me parlait de la manière dont il me forgerait cette épée. « Mais tu me fais tout ces cadeaux mon fils et moi je n'ai rien à t'offrir en retour. » du moins pas pour le moment, parce que pour sûr j'aurai quelque chose pour lui, je me débrouillerai j'aurais quelque chose pour lui. J'avais bien envie de lui confectionner une bannière, oui je ferais ça mais je ne lui en parlerai pas pour l'instant. Non j'irai a Thèbes pour la lui donner, ou j'en profiterai pour enfin rencontrer Alexia si il n'est pas là. Je souris doucement. J'étais moi aussi déterminée.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Mar 7 Déc 2010 - 20:53

Gaia avait tort quand elle disait qu’elle n’avait rien offert en retour au cyclope, elle lui avait offert le plus beau des joyaux qu’une mère pouvait céder à un fils, son amour maternel, un amour dont il avait été privé toutes ses longues années et dont il avait bien besoin en ce moment. Bien sûr, les quelques instants passés ensemble ne pourront effacer ce qui a été fait, mais ceux-ci resteront gravés à jamais dans la mémoire de l’immortel. Les présents qu’il confectionnait n’étaient rien d’autre que la cristallisation de ses émotions, un gage d’amour. Elle était si belle sa mère, il ne put s’empêcher de lui déposer un baiser sur la joue, il l’aimait de toute son âme et il ne voulait pas la quitter mais le devoir et la raison lui dictaient qu’il devait reprendre la route pour Thèbes cependant il y avait un désir ou plutôt un caprice que le cyclope voulait assouvir, un souhait que seule sa mère pouvait réaliser.

« Mère, pourrais tu m’accorder une faveur.»

Le visage si fermé et sérieux du forgeron prit une teinte rouge, une scène qui ferait surement rire sa compagne, la douce Alexia. Il avait l’air tout penaud, avec cet air on aurait du mal à imaginer qu’il s’agissait d’une créature immortelle.

« Est-ce que tu permets que je me repose une dernière fois sur tes genoux comme avant. »

Brontès se rappela de ces éphémères moments de bonheur quand il était encore ce que les mortels considèrent comme un gamin, où il avait l’habitude de poser sa tête contre les genoux de sa mère dans les jardins de l’olympe, cela c’était à chaque fois qu’il s’était disputé avec ses frères, ou bien quand il supportait le courroux de son père. Le parfum dégagé par les fleurs était si enivrant que n’importe quel humain en perdrait la tête, mais ce qui l’apaisait c’était la douce chaleur de sa mère et le contact de ses doigts agiles qui ébouriffait sa chevelure brune et bouclée.

Un petit moment de calme avant le tumulte, avant que l’acier s’entrechoque, que la douleur ne fasse pleurer les hommes, avant que les tambours de guerre résonnent si fort que l’ont ne puisse plus sentir ses propres battements de cœur, voilà se réclamait Brontès en ce moment : quelques instants de pur bonheur.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Mar 7 Déc 2010 - 22:38

Ce moment avec Brontès était fort agréable, vraiment très agréable, mais rapidement le temps changeait et doucement le ciel se teintait de bleu plus foncé et de rouge à l'horizon de la mer là où disparaissait le soleil rouge et pourpre. Et ce la marquait également bientôt la fin de notre entrevue et même si elle avait été brève, elle avait été très agréable. Et pleine d'espoirs pour le futur. Pour mes actions à venir. Je savais maintenant. Et je reviendrai le voir.

Il déposa un simple mais doux baiser sur ma joue. Et je sentais qu'il savait également que notre rencontre touchait à sa fin. « Il est temps pour toi d'aller retrouver ta belle Alexia maintenant que tu m'as trouvée plus tôt que prévue, et ta venue en avance lui fera le plus grand plaisir. »

Puis il me demanda si je pouvais lui accorder une faveur et il l'avait bien entendu même avant que sa phrase ait eu fini de franchir le seuil de ses lèvres je lui répondis « Bien spur que tu peux mon fils. Tout ce que tu veux! » un sourire béant aux lèvres il s'élargit encore plus quand je le vis rougir mais je ne dis rien je ne voulais pas le gêner plus qu'il ne l'était déjà et attendais qu'il me livre ce qu'il voudrait. Simplement se reposer sur mes genoux. Je hochais la tête doucement un sourire aux lèvres et m'accroupis par terre pour finir par m'y asseoir à nouveau, en tailleur. Je posais doucement ma main à côté de moi sur l'herbe pour l'inviter à me rejoindre ce qu'il ne tarda pas à faire. « Viens la mon fils. » il posa sa tête doucement sur mes genoux et je laissais une de mes main vagabonder dans ses cheveux comme j'aimais le faire par le passé. L'autre, forte et protectrice était posée le long de son bras et tenait son avant bras avec amour.

Je fermais les yeux et commençais à chantonner doucement en passant mes doigts dans ses cheveux. Le vent me balayait le visage et amenait à nous l'air salé de la mer. C'était agréable, mais je savais que ça ne serait malheureusement que de courte durée.
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès Mer 8 Déc 2010 - 9:06

fin du sujet
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MessageSujet: Re: {fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès

{fini} Suis – je la pire mère que la terre ait portée? | ft. Brontès

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