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Une offrande de métal [Tisiphone]

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MessageSujet: Une offrande de métal [Tisiphone] Sam 25 Déc 2010 - 22:18

Durant cinq jours et cinq nuits les forges d'Héphaïstos avaient résonné sous les coups du marteau de Brontès le forgeron, les fourneaux avait avalé et fait fondre les purs minerais qu’aucuns hommes ou dieux avait pu extraire des entrailles de la terre. Ce n'est qu'à l'aube du sixième jour que le Cyclope parafa son travail, ce n'était pas une commande pour garnir l'arsenal d'un quelqu'un héros, ni pour confectionner un bijou pour flatter la beauté d'une princesse, il s'agissait d'un remerciement une statue à l'effigie de la déesse justicière : Tisiphone.

La pièce avait la taille d'une femme, pour être plus précis elle avait les mêmes dimensions que la déesse, le forgeron l'avait représentée sous sa forme d'Erinye, elle avait été coulée avec un minerais sombre comme les profondeurs de l'Erebe, vêtue d'un péplos qui laissait nue son épaule droite et laissait entrevoir une partie de son sein, elle se tenait la hanche avec sa main droite alors que son bras gauche autour duquel un serpent coulé dans le cuivre s'enroulait comme un bijoux pointait droit devant elle, l'orbite du reptile et de ses frères qui composaient la chevelure de Tisiphone était serti de petits rubis qui scintillaient a proximité d'une source de lumière. De Larges ailes d'or étaient déployées dans son dos, chaque plumes avaient été soigneusement dessinées, si bien qu'on aurait pu croire qu'elles étaient réelles et issues d'un phénix. La même réaction attendait celui qui fixerait le visage de la statue, Brontès avait mis tout son talent pour reproduire le fasciés de l'Erinye, son regard semblait aussi vindicatif que la vraie. La touche finale fut une petite gravure sur la large ceinture dorée que portait la déesse, c'était une illustration de leur rencontre sur les remparts de Thèbes, de la coupe de vin qu'ils avaient partagée, jusqu'à la nomination de Panos en tant que champion.

Brontès était fier de son travail, mais il devait le livrer, il avait choisi Athènes, il savait cette cité chère à la déesse chtonienne, c'était donc le bon réceptacle pour la recevoir. Pour ce voyage, il avait demandé au jeune Panos de l'accompagner, ce voyage vers une autre ville serait une bonne occasion pour parfaire son éducation. La route fut sans encombre et le cyclope aidé de son apprenti purent installer la statue dans l'un des temples sous les yeux ébahis des habitants qui ne comprenaient pas les raisons qui poussaient un forgeron étranger à faire offrande d'une statue de si bonne qualité, mais ils furent plus étonnés quand le cyclope commença à sacrifier un à un la centaine d'agneaux noirs qu'il avait ramené de Thèbes en l'honneur de l'Erinye .

Il lui fallut bien une journée pour achever tous les préparatifs ainsi que la cérémonie, même un cyclope comme Brontès éprouvait de la fatigue alors que le jeune Panos lui était toujours en pleine forme, surement le venin du serpent de Tisiphone qui dopait son organisme à moins que ce ne soit l'envie de revoir sa sœur qui vivait dans une famille de notable. Le maitre des forges avait longuement insisté sur le fait qu'aucun contact entre eux ne devait se produire, c'est donc avec la certitude que Panos n'enfreindra pas cette règle que Brontès s'assoupit au pied de la statue.

Alors qu'il était profondément endormi, de très hauts éclats de voix se firent entendre à l'extérieur du temple, celui d'une femme puis celui d'un groupe d'hommes et enfin celui de Panos, d'un bond le fils de Gaia se leva et empoigna son marteau. Il s'apprêtait à se diriger vers l'entrée du temple quand une main se posa sur son épaule et le retint fermement. Craignant d'être assaillit par un ennemi, le cyclope se retourna et leva son marteau prêt a assener un coup capable de fendre les montagnes. Mais il stoppa son geste, car celle qui se trouvait derrière lui n'était autre que Tisiphone, c'est comme ci la statue avait pris vie. De surprise Brontès lâcha son instrument :

« Tisiphone, je suis heureux de te voir, pardonne mon impolitesse, mais je dois aller voir ce qui déchaine tout ce vacarme, je crains que Panos ait besoin d'assistance.»

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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Dim 26 Déc 2010 - 14:50

Des bruits de pas résonnèrent entre les colonnes de pierre noire de la demeure souterraine des trois Erinyes. La deésse de la vengeance traversait ses appartements d’un pas rapide, en direction de la grande salle commune dans laquelle elle espérait retrouver ses sœurs. Les pans de son long chiton flottaient derrière elle, lui donnant une démarche presque gracieuse dans ce décor qui aurait pu paraître lugubre aux yeux d’un quelconque mortel.

Alecto semblait faire les cent pas à travers la salle au plafond très haut, tandis que sa blonde sœur, étendue sur un lit de palissandre et de bronze, sur lequel avait été jeté un plaid de fourrure de quelque animal, se prélassait langoureusement.


- Avez-vous senti cela ?
- C’est enivrant
, répondit sa benjamine.
- Nous devons aller voir cela !
- J’aurais tant aimé. Quelle odeur délicieuse
, s’exclama Alecto, humant l’air autour d’elle. Mais je dois partir pour Sparte dans l’instant.

Alecto déploya ses larges ailes et sous son apparence originelle, disparût en quelques instants par la porte de leur palais dans un hurlement strident. Tisiphone ne savait exactement quelle tâche attendait sa jeune sœur mais savait que ce devait être urgent pour qu’elle s’éclipse de la sorte. Elle se tourna alors vers sa cadette.

- Et toi, Megaera, qu’en dis-tu ?
- Je me sens lasse.


La blonde déesse leva la main pour faire signe qu’on lui apporte à boire. Un serviteur apparût de derrière une des imposantes colonnes ioniques, se courba révérencieusement et disparût dans l’ombre d’une autre colonne.

- Fort bien, j’irai donc seule.

- Ramène m’en !
Lui lança Megaera avec un sourire amusé, tandis que la déesse s’éclipsait pour directement apparaître sous sa forme humaine à l’endroit désiré.

Le temple des Euménides. Un des nombreux temples consacrés à la déesse Athéna, grande protectrice de la ville, qu’elle avait elle-même dédié aux trois Erinyes, suite au jugement d’Oreste par l’aréopage. Elle avait fait des déesses vengeresses des gardiennes de la justice d’Athènes et leur avait offert ce temple, qui avait pris le nouveau nom que la déesse de la sagesse leur avait octroyé, celui de Bienveillantes, ou Euménides, ou encore les « vénérables déesses ».

Venaient se recueillir en ce temple non seulement ceux qui venaient demander un répit, voire même quémander grâce pour l’un des leurs, car les criminels eux-mêmes n’osaient approcher, croyant à tort que s’éloigner leur permettrait d’échapper au courroux des trois vengeresses. Mais ce lieu était aussi, pour le plus grand étonnement - et le plus grand plaisir, même si elles n’osaient l’admettre - des déesses, un lieu où on venait leur rendre grâce, les remercier de bien vouloir les protéger en assurant le maintien de l’équilibre cosmique. Elles avaient même entendu à plusieurs reprises des mères emmener en ce lieu leur progéniture pour leur montrer ce à quoi ils s’exposaient s’ils ne respectaient pas leurs anciens et osaient commettre des méfaits.

La déesse était directement apparue au sein du temple. Frappé par la puissance de l’odeur ambiante, elle ferma immédiatement les yeux et aspira de grandes bouffées de l’air empli de ce fumet d’agneau qu’elles avaient pu sentir, ses sœurs et elles, depuis leur demeure souterraine. Elle rouvrit les yeux et contempla les lieux, jusqu’à ce que son regard se pose sur la statue qui trônait au centre de la pièce.

Le regard de l’imposante Athéna assise sur son trône d’or, au fond de la salle, semblait contempler l’Erinye de métal et de pierres précieuses d’un air bienveillant. La pièce sculptée était un véritable travail d’orfèvre. Tisiphone l’examina avec un intérêt tout particulier et la détailla, s’arrêtant sur les ornements finement taillés, et les gravures finement ciselées, qui représentaient notamment son dernier entretien avec Brontès, le maître forgeron.

Ce fût seulement alors, lorsque la déesse baissa les yeux, qu’elle reconnût la silhouette assoupie de Brontès au pied de la statue. Ça avait dû être un travail épuisant, d’autant qu’elle soupçonnait le cyclope d’avoir ramené avec lui tous ces agneaux noirs sacrifiés de Thèbes. Tisiphone ne le réveilla pas immédiatement et se replongea dans la contemplation de la sublime statue qu’il avait réalisée.

La déesse s’arrêta net et recula de quelques pas. Il s’agissait d’elle. Elle n’avait pas encore pris la peine de s’arrêter sur les traits du visage de la monstrueuse créature si superbement représentée. Car si les trois Erinyes sous leur forme originelle, considérée comme démoniaque par les mortels, leur semblaient toutes identiques dans la terreur qu’elle provoquait chez eux, il existait tout de même quelques subtilités qui permettaient de reconnaître et différencier les trois sœurs.

Cette sculpture était un parfait ajout à ce temple, un travail sublime qui provoquerait certainement la jalousie de ses sœurs, mais elle n’en avait que faire pour l’instant.

Des cris s’élevèrent soudain à l’extérieur du temple, parmi lesquels le timbre de voix reconnaissable de Panos, son jeune héros et apprenti de Brontès. Ce dernier se redressa tout de go, s’armant de son marteau et prêt y aller rejoindre son élève. Il n’avait pas remarqué la déesse à proximité de la sculpture à son effigie. Celle-ci fit un pas un avant et posa sa main sur l’épaule du cyclope avec fermeté, comme pour le retenir de sortir et surtout d’agir de façon irrationnelle.

Etant dans le dos de Brontès, elle força celui-ci à se retourner très prestement, et sous la crainte d’un assaillant, il leva son marteau comme pour l’attaquer. Par réflexe, la déesse reprit son apparence originelle et déploya violemment ses ailes, commençant à battre l’aile. Les serpents sur sa tête se dressèrent, parés à l’attaque. L’échange ne dura qu’un très court instant, et lorsque le marteau de Brontès quitta ses mains, la déesse reprit forme humaine, et passa sa main pour lisser un repli de sa longue robe, comme si de rien n’était.


- Je suis, mon ami, heureuse de te voir, répondit-elle. Je t’accompagne, mais je te prie de laisser ici ce marteau.

La déesse voulait savoir ce qu’il se passait, et surtout préférait que Brontès n’intervienne pas sans savoir de quoi il en retournait. Elle était aussi curieuse, car elle n’avait pas vu Panos depuis qu’elle avait confié sa garde au cyclope, et voulait savoir comment avait évolué le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Lun 27 Déc 2010 - 0:12

Brontès dut accepter l'injonction de sa divine sœur, car pour le cyclope il s'agissait bien d'une injonction, d'un ordre, il n'avait senti nulle menace dans la voix de Tisiphone, mais la prestance de la déesse imposait le respect et l'obéissance. C'est donc humblement et avec un certain regret non dissimulé qu'il laissa le marteau sur le marbre du temple, il avait compris les motivations de l'Erinye et s'était mieux ainsi, une telle arme dans les mains d'un cyclope serait capable briser les os d'une vingtaine de guerrier, alors que dehors il ne devait y avoir que de vulgaires bagarreurs. Une autre idée traversa l'esprit du forgeron et si Panos tout comme lui n'arriva pas à maitriser sa colère et s'il usait de son art de la guerre et de la force léguée par Tisiphone pour souiller le sol d'Athènes du sang de ses assaillants. Le sang du cyclope se figea et de grosses gouttes de sueur froide perlèrent sur son front, il devait se dépêcher avant que cela ne se produise.

Puis aussi subitement qu'une pluie de grêlons arrête de s'abattre sur le toit d'une mansarde, les clameurs à l'extérieur se turent, entre le moment ou la déesse apparut et l'extinction des voix, il ne se s'écoula que quelques secondes. Ce fut rapide, trop rapide, le cyclope lança un regard de détresse a Tisiphone, puis s'élança aussi vite que le permettait sa carrure de cyclope, car sous l'effet de la panique l'immortel avait perdu le contrôle de son camouflage.

C'est un cyclope affolé qui sortit du temple et c'est un cyclope en proie à la furie qui se trouvait sur le pave de la citadelle. Devant lui se trouvait Panos allongé sur le sol froid, il ne bougeait pas et les mouvements de sa poitrine étaient faibles, mais il vivait, à ses pieds était agenouillée une jeune femme en pleurs. Brontés ne comprenait pas ce qui s'était produit ici, Panos pouvait de défendre alors pourquoi était-il allongé couvert de bleus.

Cette femme devait savoir alors Brontès l'attrapa par l'épaule et la fit le regarder, le cri de terreur de la citadine, lui rappela qu'il était sous son apparence naturelle, une créature hideuse aux yeux des mortels, mais il en avait cure, c'est avec une voix caverneuse qu'il l'interrogea :

« Que s'est-il passé femme, raconte-moi ! »

La femme la voix entrecoupée de sanglot expliqua alors la situation :

« C'est de ma faute, j'ai voulu lui proposer à boire, mais mon fiancé a cru que je le trompais et avec ses amis, ils l'ont battu.»

Cette nouvelle rassura le forgeron, Panos avait bien suivi ses enseignements, il leur était supérieur en force, mais ne s'était pas défendu, car cela lui paraissait injuste. Un sourire étira ses lèvres, mais cela n'allait pas s'arrêter la, son coeur réclamait vengeance.

« Ma sœur ne me retient pas cette fois, car ma colère ne s'apaisera que quand ses mécréants seront sur les bords du Styx, ils doivent payer pour avoir fait cela à mon fils. »

Il avait annoncé cela à sa sœur qu'il savait proche de lui, la voix pleine de colère, fermement décidé à faire couler le sang ce soir, Brontès le colérique était de retour, cette créature qu'il était avant la rencontre de sa compagne était de retour, tremblez mortel et priez pour que l'Erinye trouve les mots pour le calmer.
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Lun 27 Déc 2010 - 11:56

Elle eût à peine le temps de finir de parler que déjà silence s’était fait dehors. Cela ne présageait généralement rien de bon, et témoignait le plus souvent d’un combat qui avait été particulièrement inégal, si combat il y avait bien eu. Après un regard en sa direction, le cyclope s’élança au dehors, et la déesse ne pût que le suivre au pas de course, d’autant qu’il avait recouvré son enveloppe corporelle originelle et risquait de terrifier la populace. Tisiphone pour sa part avait su conserver son calme et son sang froid, et se sentit d’autant plus satisfaite d’avoir eu la sagesse de forcer le maître de forge à laisser ici son arme.

La déesse s’arrêta à l’entrée du temple, frappée par le piteux spectacle qui s’offrait à ses yeux. Elle alla rejoindre le côté du jeune thébain, glissa une main sous la nuque de Panos et le souleva de terre, passant son bras dans son dos pour l’empêcher de retomber.


- Lâche-la, intima-t-elle à l’adresse de Brontès, qui tenait encore l’athénienne par l’épaule.

- Va nous chercher de l’eau, chétive mortelle, gronda-t-elle alors, et prie pour l’âme de ton fiancé, que les Trois Juges soient généreux à l’égard de celui qui a eu l’audace de commettre telle offense à l’encontre du protégé de l’Infernale Vengeresse.

Sous l’effet de la colère, les serpents qui constituaient la chevelure de la déesse réapparurent. La femme en pleurs détala du plus rapidement qu’elle pouvait. La déesse reprit contenance et une chevelure brune revint tomber sur ses épaules.

Elle sortit de la ceinture de son chiton une fiole qui contenait un liquide ambré auquel le soleil donnait une texture de miel. Ce n’était autre que du nectar des dieux qui aurait pour effet de le requinquer. Mais il ne fallait pas qu’un mortel abuse de ce divin breuvage qui le rendrait fou et aurait finalement raison de lui.

La femme réapparût, les yeux fous, l’air toujours aussi paniqué, et lui tendit une coupe en bronze remplie d’eau de source. La déesse en renversa une partie au sol et versa quelques gouttes d’ambroisie dans le verre, avant de l’approcher des lèvres de Panos.


- Bois.

Le liquide eût tôt fait de faire son effet sur le jeune garçon. D’un vague signe de la main, elle fit partir pour de bon la jeune femme qui osait encore vouloir voir si Panos allait mieux. Lorsqu’elle sentit celui-ci reprendre des forces et capable de tenir seul en position assise, la déesse le laissa aller se redressa pour répondre au cyclope qui réclamait vengeance. Nourrie par la colère mais surtout d’envie de vengeance du cyclope, qui la percutait et l’emplissait comme des vagues de chaleur, elle ne pouvait que soutenir ses motivations.

- Va, laisse exploser ton courroux sur les auteurs d’une telle violence. Je suis pour une justice vengeresse, je ne t’en empêcherai point.

C’était une toute autre facette du cyclope qu’elle découvrait là… ou redécouvrait, car elle avait déjà vu toute la puissance et toute la violence dont étaient capables ces créatures lors du dernier soulèvement olympien. Il n’était pas sage d’encourager telle créature dans de si violents transports, mais le jugement même de la déesse été altérée par le caractère tout personnel de cet outrage. La déesse exigea tout de même du maître forgeron une explication, eu égard à l’apparente facilité déconcertante avec laquelle le jeune Panos avait été battu.

- Mais commence par m’éclaire sur un point. Pourquoi ton fils ne s’est-il pas défendu ? Je croyais que tu devais m’en faire un guerrier !
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Mar 28 Déc 2010 - 16:25

La voix ferme de Tisiphone le ramena un peu à la raison, sa poigne était serrée si fermement sur l'épaule de la jeune femme qu'il aurait pu la broyer comme une vulgaire coquille d'œuf, Brontès baissa humblement la tête et libéra l'athénienne, son regard fixé sur son jeune disciple il ne put que pousser un cri de rage en frappant le sol avec la force qui lui a permis de forger les merveilles dont s'en vantaient les anciens dieux. Le cyclope sous la domination de la colère ne pensait qu'à faire payer cet acte, alors que l'ainée des bienveillantes avait déjà pris des dispositions pour soigner les blessures du jeune Panos, c'est non sans crainte qu'il la laissa lui administrer de l'ambroisie, le nectar des dieux, Brontès connaissait les vertus de cet élixir, mais aussi les potentiels effets non désirables chez les mortels, mais Panos depuis que le venin d'un des serpents de l'Erinye circulait dans ses veines n'était plus un mortel ordinaire et c'est à cause de cela qu'il se retrouvait dans cet état.

Les blessures du jeune Thébain sous l'effet de la boisson divine se refermèrent, son corps meurtri se répara et il bien qu'étant un peu somnolant à cause du violent traitement que lui avaient infligé ses assaillants, il montrait de réel signe de rétablissement.

Tisiphone ne comptait pas interférer et laissait croire au forgeron qu'elle soutenait son action vengeresse, le cyclope s'apprêtait à retourner dans le temple à la recherche de son marteau, mais la déesse réclamait des explications. Cette demande éteignit le foyer de la rage de l'immortel comme une lame chauffée à blanc perd de son éclat une fois qu'elle est trempée dans un sceau d'eau froide. Brontès reprit apparence humaine signe que la raison contrôlait de nouveau ses gestes et sa parole et lui répondit :

« Ce n'est pas ces brigands qui méritent d'être châtié, mais moi, j'ai bien fait de lui un combattant, bien qu'il soit encore jeune on peut dire que ses compétences martiales dépasse celles de nombreux soldats aguerris, mais comme il était un peu enclin à la colère et de crainte qu'il ne ternisse ton nom et ne périsse sous l'effet de ton venin, je lui ai formellement interdit de se battre jusqu'a ce qu'il soit plus mature. »

A cette époque de troubles les poètes chantaient le récit de ces guerriers, champions des dieux, certain d'entre eux avaient l'admiration du cyclope pour leurs actes de bravoure et d'autres le répugnaient pour leurs actions meurtrières. Brontès voulait faire de Panos, un vrai héros qui ne brandirait le fer que pour défendre la justice, ce soir il regrettait de lui avoir enseigné ces valeurs. Le cyclope caressa avec paternalisme la tête blonde du jeune homme avec un sourire rassurant, puis attrapa un de ses bras et l'exposa à sa soeur en disant :

« Regarde ma soeur, seuls ses poings sont indemnes, il aurait pu se débarrasser d'eux aisément, mais j'imagine qu'il n'a pas voulu nous faire déshonneur en participant à une simple bagarre de rue.»

Brontès acheva sa phrase en prenant Panos dans ses bras, il lui semblait que la cité s'était comme réveillée en sursaut suite à son rugissement inhumain, le cliquetis des armures de la milice Athénienne se faisait de plus en plus proche, surement qu'ils avaient été alertés par la jeune femme toujours sous l'emprise de la folie après avoir rencontré deux immortels dans la même soirée. Brontès ne voulait pas que la situation empire davantage aussi demanda-t-il a sa sœur si elle voulait retourner à l'intérieur du temple.

« Et si nous entrions discuter au pied de la statue que j'ai moulé en ton honneur, je sens que la ville rentre en ébullition et je ne voudrais que mon sang s'emplisse d'humeur colérique une nouvelle fois.»

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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Sam 1 Jan 2011 - 17:43

La requête de la déesse eût l’effet escompté, qui était de trouver une façon subtile de parvenir à calmer le cyclope, sans qu’il ne retourne contre elle tout le déchainement de sa colère. En réalité, même elle n’aurait pas osé faire front à telle créature libérée de toute astreinte et emportée dans un flot de violence. Elle avait la mémoire longue et se rappelait encore de ce dont avaient été capables les cyclopes, soutenus par Zeus.

Le bon sens et la raison semblèrent de nouveau s’emparer de lui. Il reprit apparence humaine, et c’était déjà un bon début, étant donné que tout ce tumulte avait attiré l’attention de quelques gardes de la cité dont elle pouvait déjà entendre les boucliers et les lances s’entrechoquer.

Celui-ci prit la parole et écouta le maître forgeron dans son discours véhément. Ce n’est pas tant le propos du cyclope qui attira l’attention de la déesse que son attitude à l’égard du jeune garçon. Elle se rappelait lors de sa première rencontre avec Panos qu’il lui avait dit considérer le jeune thébain comme son fils, et il était au regard de la situation évident que Brontès disait vrai et prenait d’ailleurs son rôle extrêmement à cœur.

Il souleva le garçon de terre comme s’il tenait une simple poupée de chiffon et se dirigea vers le temple. Les bruits de pas de la troupe approchaient rapidement. Même si elle ne les craignait pas, bien au contraire, mieux valait ne pas attirer l’attention sur eux.


- Après toi, lui répondit-elle simplement.

Saisissant le bas de son chiton pour ne pas qu’il traine au sol, elle lui emboîta le pas et gravit les marches du temple, dont elle ferma les lourdes portes de bronze derrière elle. Son regard se posa sur le père et son fils dans ses bras. Il n’y avait vraiment pas d’autre façon de présenter les choses. La déesse se prit à se demander ce que la compagne de Brontès pouvait bien penser de ce lien d’affection profonde qui existait entre le cyclope et le jeune thébain.

Tisiphone se mit alors en quête de quelque chose à boire, et se mit à traverser le temple comme elle aurait déambulée dans son propre palais souterrain. Elle passa à côté de la statue à laquelle elle accorda un nouveau regard satisfait. On sacrifiait en l’honneur des Erinyes, ou pour les apaiser, des agneaux entiers mais aussi des libres de nephalia. Il devait donc bien y en avoir quelque part. Tout en évoluant à travers la pièce, la déesse reprit la parole.


- Je n’ai pas encore eu l’occasion de te le dire, mais c’est un travail extraordinaire que tu as réalisé là. Que me vaut un tel honneur ?

Dissimulée dans l’obscurité, sa voix fit pourtant écho dans le temple. Il en était difficile de discerner précisément où la déesse se trouvait. Elle continua à fouiner pour trouver ce qu’elle cherchait, et finit par dénicher deux calices en or gris et en or jaune. La déesse réapparût dans le champ de vision du cyclope et alla jusqu’à l’autel sacrificiel, près de l’entrée du temple.

Elle plongea les deux coupes dans un bassin de marbre savamment ciselé, dans lequel on venait leur verser des libations de nephalia. Alors qu’elle était penchée sur le bassin, sa voix s’éleva une nouvelle fois.


- Tu as bien fait de ne pas le laisser se battre. Mais tu devrais tout de même l’autoriser à se défendre, et à rendre des coups proportionnés. Qu’il n'envoie pas à Charon ces brigands qui le mériteraient presque, mais qu'au moins il soit capable de leur infliger une correction qui les dissuade de vouloir oser de nouveau lever la main sur lui.

Elle retourna alors auprès des cyclopes avec ses deux calices plein, et lui en tendit un des deux.

- Tiens, cela te fera du bien. On nous le sacrifie pour nous demander miséricorde et pour nous calmer, sourit la déesse, qui avait l’air de bien s’amuser de la plaisanterie… qui ne devait d’ailleurs faire rire qu’elle et ses sœurs.
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Dim 2 Jan 2011 - 21:37

Brontès pénétra donc dans le temple en portant Panos toujours qui avait autant de force dans les jambes que faon venant de naitre, le grincement de la porte de bronze le rassura, dans ce temple personne n'oserait les déranger .C'est avec un long soupir qu'il déposa le jeune homme, non loin de la statue qu'il avait érigée.

Tisiphone s'était éloignée d'eux et s'était aventurée plus profondément dans le temple, mais il pouvait très clairement l'entendre et les compliments qu'il reçut pour son travail, le firent sourire de fierté, c'était toujours pour lui le meilleur paiement pour son office, des louanges sincères avaient plus de valeurs à ses yeux que quelques simples pièces d'or.

« C'est la seule façon qu'un humble forgeron comme moi a trouvé pour te témoigner toutes ma gratitude pour avoir sauvé Panos. »

Répondit-il à la question de la déesse tout en passant sa main sur le métal sans aspérité du métal de l'idole, tout en la regardant d'un air satisfait.

« J'ai toujours pensé que les Erinyes étaient sans pitiés, mais j'avais tort c'est aussi en guise de pénitence que je l'ai forgée. »

Les remarques de la déesse sur la manière dont le cyclope avait éduqué le jeune thébain, avaient quelque chose de comique pour lui, il croirait entendre une épouse disputer son mari au sujet de l'éducation de leur progéniture. Ce genre de discutions il aimerait bien l'avoir avec Alexia, bien qu'il redoutait que si un jour la destinée lui permettait d'avoir un enfant issu de son sang qu'il n'hérite des mêmes tares physiques de lui. Il acquiesça tout confus à la proposition de la bienveillante :

« Je voudrais bien, j'essaierais de lui enseigner cela, mais Panos est pour le moment comme un volcan, son aspect calme et sa silhouette juvénile ne cachent qu'un monstre de colère, qui pourrait bien le mener à sa perte, car s'il se réveille serait incontrôlable. Cela aurait pu arriver si je n'avais pas imploré ta clémence sur les remparts.»

Une larme perla sur la joue du forgeron, le simple fait de penser à la perte de son « fils », provoquait en lui une énorme vague de chagrin et pourtant, Brontès savait que ce jour devait arriver, un jour il devrait laisser partir son disciple pour qu'il accomplisse son rôle de champion. Il en faisait un combattant et tout guerrier est par définition amené à mourir sur le champ de bataille, même Achille, le plus grand des guerriers a un jour dû payer Charon pour passer de l'autre côté du Nyx.

Mais Tisiphone revint avec entre les mains deux coupes, Brontès attrapa celle que lui présentait la déesse, tout en affichant un sourire gêné. Il ne lui serait jamais venu à l'esprit de consommer l'offrande des dieux, mais il n'osait pas non plus refuser le don de l'Erinye. Timidement il porta le calice à ses lèvres, le gout du liquide était agréable et une euphorique sensation d'apaisement l'envahit, c'est un sourire sincère qu'il afficha en retour. Toute son appréhension semblait avoir disparu. Mais le regard du cyclope ne pouvait s'illuminer de joie, en posant les yeux sur cette statue il eut un étrange pressentiment.

« En y repensant bien c'est peut-être une de mes dernières œuvres. J'ai comme l'impression que ma longue existence touche bientôt à sa fin.»

Un léger frissonnement fit tressaillir le forgeron, comme si l'air autour de lui était subitement devenu glacé et que le sol sous ses solides jambes s'était mis à trembler sans raison. Le cyclope ressentait de la peur et pour masquer cette impression, il avala d'une traite la moitié du contenu de sa coupe. Puis s'adressa de nouveau à sa sœur avec un air faussement jovial.

« On parle, on parle, mais ne trouves-tu pas qu'il a énormément changé. »

Dit-il en pointant Panos du regard.

« C'est un beau jeune homme et il commence déjà à faire chavirer le cœur des jeunes thébaine. Je redoute le jour où il me présentera une compagne »

Brontès ponctua sa phrase d'un rire tonitruant, retentissant sur les murs du temple, tel un l'écho d'un tonnerre. Oui, c'était la stratégie futile du forgeron, parler de tout et rien pour oublier le temps d'une discussion avec sa divine sœur qu'il s'était engagé dans une guerre où malgré toute sa force, il pourrait y laisser la vie.
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Dim 9 Jan 2011 - 11:24

- Shht, ne va pas répéter cela trop fort, plaisanta la déesse lorsque Brontès lui expliqua les raisons pour lesquels il avait forgé cette sculpture en son honneur.

Il ne valait mieux que l’idée que les Erinyes puissent avoir de la pitié se mette à courir les rues. Encore que, ça contribuerait peut-être à remplir ce temple. Mais la déesse n’avait que faire des prières des mortels, elle n’aimait pas comme ces dieux qui ne trouvaient gloire que dans la quantité de fervents fidèles qui venaient les adorer en leurs temples. Elle préférait être crainte qu’être aimée.

En réalité, quelle que fusse l’opinion des mortels à leur égard, rien n’altérait le sens de la justice des Erinyes. Si elle avait laissé Panos vivre, ce n’était pas tant pas pitié que parce que la justice sous la forme de la loi du Talion l’avait poussé au matricide qui, s’il était le plus haut crime qui soit aux yeux de la déesse, s’était trouvé tout à fait justifié dans ce contexte particulier. Et puis, il ne fallait pas oublier que cela lui avait donné l’occasion de pouvoir donner naissance à un héros qui la représenterait chez les mortels. Il ne fallait pas oublier d’en dépit de tout ce qu’elle pouvait dire, elle avait quand même hérité, en partie du moins, de l’égo de ses pairs. Elle ne pouvait nier que telle idée n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire. Qui plus est, elle était tout à fait originale. Pour la première fois de sa pourtant très longue existence la déesse avait-elle un véritable champion attitré, même s’il était pour l’instant encore un peu freluquet et surtout encore en formation.

Suivant le mouvement de Brontès, Tisiphone tourna à son tour le regard en direction de Panos. Le rire du cyclope était contagieux. La jeune femme étouffa un rire mais se laissa aller à sourire. Elle jeta un regard presque tendre au jeune garçon. Il était vrai qu’à y regarder de plus près, on pouvait voir les changements dans le garçon. D’une certaine matière, elle pouvait sentir que depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu, il semblait avoir d’une certaine façon muri.


- C’est un fils digne de toi que tu as là, sourit la Bienveillante, faisant allusion au fait que le cyclope s’était déjà trouvé une charmante compagne en la personne d’Alexis.

Si tu m’en fais un aussi valeureux guerrier que charmeur de femmes, on aura là un héros parfait, rajouta-t-elle encore.

Le garçon était resté en retrait, à peu près éveillé maintenant, mais assistant silencieusement à la discussion entre ses ainés. Il était respectueux des bonnes manières et savait surtout à qui il avait à faire. Cependant, bien qu’il ait beau être silencieux et presque invisible, pour ce qui venait ensuite, la déesse préférait qu’il ne soit point présent. Si Brontès avait raison sur un point, c’est que le garçon pouvait devenir imprévisible, et elle ne voulait surtout pas qu’il se mêle de problèmes d’immortels qui ne le concernaient pas pour l’instant. Aussi, elle se dirigea vers le garçon et laissa tomber dans sa paume ouverte deux drachmes. Cela devrait largement suffire pour ce qu’elle allait lui demander.


- Va nous chercher quelques fruits frais et de l’eau, garçon. Et pas de troubles, cette fois-ci, lui intima-t-elle, ponctuant ses paroles d’un léger sourire qui vint adoucir le ton de son propos.

Elle fit une pause, regardant le jeune thébain s’éloigner vers l’entrée du temple et tirer la lourde porte de bronze pour l’ouvrir avant de disparaître dans son entrebâillement. Les paroles prononcées un peu plus tôt par Brontès résonnaient dans son esprit. Elle ne l’avait écouté qu’à moitié un peu plus tôt car à son ton il avait semblé s’adresser à lui-même plus qu’à la déesse, et parce qu’il avait fait immédiatement diversion en reportant le sujet de conversation sur le jeune blond.


- Te voilà soudain devenu très… prophétique. Et oiseau de mauvais augure, de surcroît. Les Moires t’auraient-elles donc parlé ?

Une pause. Cette note d’ironie n’était peut-être pas ce qu’il y avait de plus bienvenue étant donné l’air de son interlocuteur, mais la déesse n’avait pu s’en empêcher. Elle reprit cette fois-ci avec un peu plus de sérieux.

- Pourquoi voudrais-tu qu’il t’arrivât quelque chose ?

Une nouvelle pause, mais qui prit alors la forme d’une révélation. La déesse reposa toute l’intensité de son regard sur le cyclope. Elle repensa à la conversation qu’elle avait eue, il y avait quelques jours à peine avec Delmos, qui lui avait parlé de la résistance qu’il comptait mener contre les Titans, pour détrôner Kadmilos et les autres. Toutes ces histoires de politique divine, que haïssait tant l’Erinye, ne pouvaient s’empêcher d’embarquer dans leur flot les plus improbables victimes.

- Te serais-tu de nouveau allié à un camp particulier dans cette nouvelle guerre qui se prépare au sein de notre monde ? Demanda-t-elle alors d’une voix parfaitement calme et posée, alors qu’elle se sentait révoltée à l’idée même que le maître des forges puisse une nouvelle fois vouloir mettre sa vie en danger dans une guerre futile.
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone] Dim 9 Jan 2011 - 21:41

« Ta perspicacité m'étonnera toujours chère sœur. »

Répondit Brontès à l'affirmation de Tisiphone, son visage essayait de se parer d'un sourire, mais en vain, son expression restait grave et morne. Heureusement que la déesse avait eu la bonne idée d'envoyer Panos a l'extérieur chercher de la nourriture, Brontès pourrait s'exprimer sans crainte, jusqu'à présent il avait exprimé qu'à de demi-mots ses réelles intentions à sa compagne, ne comptant le lui apprendre qu'aux derniers moments.

Si seulement cette sensation funèbre qui l'accompagnait depuis son réveil, comme un rémora collé au ventre d'un squale, n'était dû qu'à une prophétie de charlatan, c'est sans difficulté qu'il s'en serait défait. Dans le cas de Brontès on pouvait parler de prémonition, il avait la certitude qu’un malheur allait lui arriver bientôt.

« J'ai décidé de reprendre les armes. »

Le forgeron marqua une pause, il n'avait pas vraiment pris la peine de réfléchir à ce qu'il allait laisser en empruntant le sentier de la guerre. Ce n'était pas vraiment une décision plus une réaction, conditionnée par le serment qu'il avait fait à l'ancien dieu roi, une promesse qui entravait ses gestes comme des chaines indestructibles. Brontès connaissait le vœu de neutralité des Erinyes, elles n'avaient pas participé à la première Titanomachie et aux dernières nouvelles ne semblaient pas avoir choisi de camps particuliers, elles accomplissaient leurs divines taches de justicières sans se déranger par les troubles extérieurs. Une qualité qu'enviait et appréciait le Cyclope, il aurait aimé avoir ce détachement, mais à vivre parmi les humains, on finit par les ressembler, à en détester certains, à en aimer d'autres et c'est peut-être cela qui faisait vaciller telle une flamme de lampe sous le vent la confiance du forgeron.

« Il est de mon devoir de participer à cette nouvelle guerre, elle promet d'être plus redoutable que le premier conflit entre Titan et Olympien. Il y aura plus de victime, beaucoup plus et pas seulement dans le monde des mortels. »

Brontés voulu regarder le beau visage de sa sœur, celui même qu'il avait sculpté avec tant de précision, mais encore une fois il ne put se résoudre à faire ce qui pouvait être considéré comme un blasphème, toujours ce sentiment d'infériorité envers les dieux, toujours cette impression de n'être qu'une abomination dénouée de la moindre essence divine. C'est donc sur les belles jambes de la déesse que son regard azur échoua.

« Et je crains de faire partie de ces victimes. Si cela devrait se produire j'aimerais que tu me fasses une promesse... »

Sur le ton employé, on pouvait deviner qu'il était gêné par la teneur de sa demande, il ne voulait point déchainer la colère de la bienveillante.
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MessageSujet: Re: Une offrande de métal [Tisiphone]

Une offrande de métal [Tisiphone]

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